LIÈGE – Modalisa-Technology, start-up liégeoise créée par Tony Ciccarella et Frédéric Maréchal, a été sélectionnée parmi les 50 entreprises les plus innovantes du monde voici quelques semaines dans la Silicon Valley.

La start-up liégeoise Modalisa-Technology a été sélectionnée en mai dernier parmi les 50 entreprises les plus innovantes lors du salon TiEcon, dans la Silicon Valley aux États-Unis. Cette grand-messe de l’innovation rassemble chaque année des investisseurs et des entrepreneurs du monde entier.

Avec leur plateforme « Modatec », Frédéric Maréchal et Tony Ciccarella pourraient attirer des investisseurs du monde entier.

Parmi les cinq entreprises belges présentes, seule Modalisa-Technology a eu l’honneur de figurer dans le top 50. «Au total, plus de 1400 entreprises étaient candidates. Nous avons été sélectionnés dans la catégorie « Mobile »», expliquent Frédéric Maréchal et Tony Ciccarella, les deux créateurs de cette start-up.

De gros investisseurs sont déjà intéressés

Cette belle opportunité peut s’avérer très fructueuse, tant cette récompense met en lumière les activités des entreprises primées et attire les investisseurs. «Depuis 2009, près de 20 milliards de dollars d’investissements ont déjà été levés dans la suite du salon TiEcon et 94 % des entreprises sélectionnées ont trouvé des fonds.» Modalisa-Technology, depuis la bonne nouvelle, a déjà été contactée par des investisseurs chinois, indiens, néerlandais ou encore belges. «Pour le moment, rien n’est signé, donc on ne peut pas donner de noms», expliquent les deux Liégeois.

En attendant, cette belle reconnaissance est susceptible de booster le petit bijou de technologie qu’ils ont mis au point, à savoir la plateforme Modatec.

Modatec, le petit bijou de technologie

La start-up Modalisa-Technology a vu le jour en 2009 au sein de l’incubateur des sciences de l’ingénieur à Angleur. Modatec, justement, est une plateforme qui modélise les processus d’une entreprise ou d’une collectivité quelconque, le tout à partir d’un appareil mobile. «C’est le reflet théorique de tout ce qui se joue au sein de l’entreprise», explique Férédric Maréchal.

Cet outil permet de mettre à jour en temps réel tous les processus qui peuvent avoir lieu dans une entreprise, par exemple, même si elle possède des implantations sur des sites différents, par-delà les frontières. Chaque intervenant au sein d’une collectivité peut ainsi mettre à jour la plateforme, ce qui permet à chacun de prendre des décisions en connaissant la situation exacte et actualisée d’une entreprise.

Les laboratoires de Harvard l’utilisent déjà

Tout intervenant peut obtenir des informations, mais aussi prendre des décisions, à tout moment, sans se baser sur des informations qui datent de plusieurs jours, semaines, ou mois. La grande force de cette plateforme réside dans le fait qu’elle s’utilise sur les appareils mobiles, qu’il s’agisse de tablettes ou de smartphones, de tous types.

On saisit rapidement à quel point cette possibilité de modéliser toutes ses activités en temps réel peut intéresser des secteurs tels que la finance, par exemple. «Mais Modatec est théoriquement applicable à tous les secteurs, c’est la raison pour laquelle nous l’avons conçu de manière générique», indique Frédéric Maréchal.

Actuellement, Modatec est implémenté au sein de laboratoires de recherche de l’université de Harvard. À tout moment, les laborantins peuvent agir sur la plateforme pour la mettre à jour. Des décisions peuvent être prises à tout moment par les chercheurs ou docteurs en tenant compte des données actualisées en temps réel. Le tout, rappelons-le, à partir d’appareils mobiles…

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